Les collectivités territoriales, en particulier les petites communes, n’exploitent pas pleinement le potentiel des certificats d’économies d’énergie (CEE). Le dispositif, jugé complexe, freine leur capacité à valoriser ces certificats, malgré les enjeux environnementaux et économiques associés. Cet article explore les raisons de cette sous-exploitation et les possibilités d’amélioration.
Un cadre réglementaire complexe
Le système des certificats d’économies d’énergie a été conçu pour encourager les collectivités à adopter des pratiques plus durables. Toutefois, beaucoup de collectivités constatent que la mise en place de ce dispositif est souvent trop complexe. Ce manque de compréhension engendre de l’inertie et un faible taux de participation, notamment parmi les plus petites collectivités.
Les documents réglementaires et les procédures administratives peuvent décourager les élus locaux, qui manquent souvent de temps et de compétences techniques pour s’engager dans de telles démarches. De plus, les informations disponibles sur les procédures ne sont pas toujours claires, ce qui accentue les hésitations.
Des enjeux financiers mal appréhendés
Les collectivités territoriales restent perplexes face aux enjeux financiers liés aux CEE. Entre 2022 et 2025, seulement 17,4 terawattheures cumac ont été délivrés, correspondant à un faible pourcentage des CEE disponibles. Cela représente un manque à gagner potentiel pour des investissements écologiques.
En effet, ces certificats pourraient générer des financements considérables pour des projets de transition énergétique. Pourtant, cette opportunité demeure largement inexploité. Les élus locaux, souvent en quête de financements pour des projets d’énergie renouvelable, pourraient bénéficier considérablement de la valorisation des CEE.
Des solutions à envisager
Pour remédier à cette situation, il est crucial de simplifier le passage à l’action. Cela pourrait passer par des formations spécifiques, offrant aux collectivités les outils et les connaissances nécessaires pour mieux comprendre et exploiter le dispositif des CEE.
Par ailleurs, des partenariats avec des acteurs de l’industrie pourrait faciliter l’accès à des compétences spécialisées, ainsi que des conseils financiers. L’implication de courtier en travaux pourrait également apporter une valeur ajoutée aux projets de rénovation en intégrant les CEE dans la réflexion initiale.
Un enjeu pour l’avenir des territoires
La valorisation des certificats d’économies d’énergie représente non seulement une opportunité financière, mais aussi un enjeu crucial pour la durabilité et la résilience des collectivités. Chaque commune, même les plus petites, a un rôle à jouer dans la transition énergétique.
En fin de compte, l’activation du potentiel des CEE pourrait soutenir des initiatives locales, améliorer la qualité de vie des citoyens, tout en contribuant à des objectifs environnementaux globaux. Il est impératif de surmonter les barrières actuelles pour permettre aux collectivités d’utiliser les CEE de manière efficace et bénéfique.