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Hausse du méthane atmosphérique depuis 2019 : quelles sont les causes derrière ce phénomène ?

Depuis 2019, le méthane atmosphérique a connu une augmentation significative, suscitant l’intérêt des chercheurs et des climatologues du monde entier. Une étude récente menée par des experts du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l’Université Paris-Saclay a mis en lumière deux facteurs clés qui expliquent cette tendance inquiétante. Cet article explore les causes de la hausse du méthane et ses implications pour l’avenir de notre environnement.

Les variations dues aux événements mondiaux

Le premier facteur majeur identifiant l’augmentation du méthane est directement lié aux événements mondiaux récents, notamment à la pandémie de Covid-19. Pendant cette période, les niveaux d’émissions de polluants ont considérablement diminué grâce aux confinements généralisés et à la réduction des activités industrielles et des transports.

Cette baisse des polluants, tels que les oxydes d’azote et le monoxyde de carbone, a eu un impact inattendu sur la chimie de l’air. En effet, elle a affaibli temporairement la capacité de l’atmosphère à éliminer le méthane en réduisant la concentration de radicaux hydroxyles (OH), qui jouent un rôle essentiel dans la désintégration de ce gaz.

Le rôle des zones humides et des phénomènes climatiques

Un deuxième facteur significatif de l’augmentation du méthane réside dans les zones humides et les changements climatiques associés. La période allant de 2020 à 2023 a été marquée par une augmentation des zones humides, favorisée par des phénomènes climatiques tels que l’El Niño.

Cette progression a intensifié l’activité microbienne dans les zones humides, provocant ainsi une remontée des émissions de méthane. Ces phénomènes ont été particulièrement observés en Afrique tropicale et en Asie du Sud-Est, mettant en lumière l’interaction entre le climat et les écosystèmes.

Les lacunes des modèles d’émission de méthane

Les chercheurs soulignent également que les modèles actuels d’émissions de méthane sous-estiment largement l’impact des zones humides et des écosystèmes inondés. Cette limitation souligne la nécessité de renforcer la surveillance environnementale, afin de mieux comprendre les processus microbiens en jeu et d’intégrer une perspective plus fine de la chimie atmosphérique.

En tenant compte de ces éléments, une approche plus intégrée et fine sera cruciale pour capturer le rôle vital des zones humides dans la dynamique des émissions de méthane. La meilleure compréhension de ces mécanismes est essentielle pour ajuster les politiques de réduction des émissions et anticiper les impacts futurs sur le climat global.

Influence des combustibles fossiles et des feux de forêt

Bien que les émissions issues des combustibles fossiles et des feux de forêt aient également contribué à la hausse du méthane, leur impact récent a été jugé limité. C’est principalement le changement climatique et les modifications des activités humaines qui réagissent rapidement aux variations des niveaux de méthane dans l’atmosphère.

En faisant le lien entre l’augmentation du méthane et les actions humaines, il devient impératif de réévaluer les stratégies énergétiques. L’utilisation de solutions durables telles que les panneaux solaires pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles peut permettre de limiter l’augmentation de ce gaz à effet de serre.

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