Des obligations vertes de 870 millions de dollars émises pour financer un projet solaire de 2 GW aux Émirats arabes unis
Les Émirats arabes unis annoncent l’émission de long-term green bonds d’un montant total de 870,75 millions de dollars pour le financement du projet solaire de 2 GW al Dhafra, situé près d’Abu Dhabi. Ce consortium, comprenant plusieurs entreprises majeures du secteur de l’énergie, a pour objectif de refinancer les dettes existantes et de soutenir l’opération continue de cette installation, qui est l’une des plus grandes centrales solaires à effet de serre de la planète.
Un partenariat stratégique pour la durabilité
La mise en place de ces obligations vertes a été orchestrée par un consortium regroupant l’Abu Dhabi National Energy Company (TAQA), l’Emirates Water and Electricity Company (EWEC), la Abu Dhabi Future Energy Company (Masdar), EDF Power Solutions et Jinko Power. Cette collaboration témoigne d’un engagement commun vers la durabilité et l’innovation dans le secteur des énergies renouvelables. La central le solaire al Dhafra, qui utilise près de quatre millions de panneaux solaires, est capable de fournir de l’électricité à environ 200 000 foyers aux Émirats.
À l’occasion de la Semaine de la durabilité d’Abu Dhabi 2026, la décision d’émettre ces obligations vertes s’inscrit dans une volonté de pérenniser l’exploitation de la centrale. Le PDG d’EDF pour la région du Moyen-Orient, Luc Koechlin, a souligné que cette initiative renforcera la résilience du système électrique tout en apportant des solutions efficaces sur le long terme.
Détails des obligations vertes
Ces obligations vertes présentent un coupon d’intérêt de 5,794% et arriveront à échéance en juin 2053. Le financement généré sera principalement consacré à la réduction de la dette existante de la centrale. Dans un contexte où les investissements dans le secteur des énergies renouvelables prennent de l’ampleur, cette émission marque un tournant significatif dans la création de mécanismes de financement favorables.
La coordination de l’émission a été assurée par BNP Paribas et HSBC, accompagnés par Crédit Agricole CIB, MUFG, Standard Chartered Bank et SMBC en tant que gestionnaires principaux. Ces acteurs ont proposé des solutions financières innovantes favorisant l’accès à des capitaux à long terme pour le secteur énergétique aux Émirats.
Impact sur le secteur énergétique local
Ahmed Ali Alshamsi, PDG d’EWEC, a affirmé que cette émission représente la deuxième initiative de financement par obligations vertes qu’EWEC a lancée, après celle du projet Noor Abu Dhabi en 2022. En intégrant des investisseurs de revenus fixes dans le secteur, cette stratégie vise à garantir des capitaux compétitifs sur le long terme, améliorant ainsi les relations avec les investisseurs.
La certification des obligations de l’al Dhafra en tant qu’actif 100% vert corroborent la fiabilité des performances opérationnelles de la centrale depuis le début de son exploitation. Ceci souligne, selon Farid Al Awlaqi, PDG des activités de production de TAQA, la capacité du projet à répondre aux attentes environnementales et économiques de la région.
Conclusion sur les obligations vertes et leur efficacité
Les obligations vertes se présentent comme une solution prometteuse pour le financement de projets d’énergie renouvelable, favorisant ainsi la transition énergétique mondiale. En permettant de rediriger les capitaux vers la production énergétique durable, telles que les initiatives solaires, les Émirats arabes unis montrent la voie à suivre. Pour ceux souhaitant approfondir le sujet, il est recommandé de consulter des articles sur les enjeux juridiques des énergies renouvelables ou sur l’assurance des panneaux solaires.